Il y a-t-il des risques de radioactivité ?

La microradioactivité présente dans les eaux géothermales provient de la radioactivité naturelle des formations rocheuses en profondeur et de la possible présence d’un gaz appelé radon. Le niveau de radioactivité de cette eau géothermale est très faible, (en-dessous des normes définies pour les eaux potables, et limitée aux alentours de la tête de puits à quelques mètres). L’eau géothermale présente dans le sous sol strasbourgeois est à l’origine une eau de pluie qui s’est infiltrée aux frontières du Bassin Rhénan : soit dans les Vosges (France), soit en Forêt noire (Allemagne). Au cours de sa circulation dans les formations rocheuses durant des milliers d’années, l’eau géothermale s’est progressivement « chargée» en différents éléments composant les roches traversées.
L’eau géothermale circulant à la profondeur envisagée par Fonroche Géothermie pour son exploitation, c’est-à-dire autour de 4000 m de profondeur, possède des concentrations en sel autour de 100 g/l et présente une composition très proche de celle étudiée sur le pilote de recherche géothermique de Soultz-Sous-Forêts. Une infime partie de ces éléments sont naturellement radioactifs. Ce sont notamment : le radon, le potassium et le thorium.

Au sein de l’unité de géothermie, les zones « potentiellement exposées » sont signalées et interdites au personnel non autorisé. Un suivi de la radioactivité des installations et des mesures de radioprotection sont mis en place pendant les travaux et durant la vie de l’unité par FONROCHE Géothermie et par les organismes publics de contrôle.
Durant l’exploitation par la centrale géothermique, en raison de la variation de la température et de la pression de l’eau géothermale en surface, des dépôts solides contenant des éléments radioactifs piégés dans l’eau géothermale peuvent s’accumuler dans les échangeurs de chaleur, les filtres et les tuyaux. Il a été considéré que la valeur de radioactivité liée à l’exploitation est relativement faible et, en particulier, la valeur liée à l’environnement ambiant. Par exemple, une valeur de radioactivité de 1 μSv/h exigerait pour un travailleur de passer 1000 heures dans l’environnement immédiat des conduits de transit en surface de l’eau géothermale, soit 166 j/an, afin d’atteindre la limite légale de 1 mSv sur une période de 12 mois consécutifs.
En outre, pour donner une meilleure idée du niveau d’exposition potentiel des personnels directement en contact avec les installation, il est intéressant de comparer avec des exemples de l’exposition naturelle et la médecine humaine. Par exemple, en France, la dose naturelle moyenne reçue par an pour un individu est de 2,6 mSv, venant principalement de l’exposition au radon, mais aussi des radiations cosmiques et telluriques. Une exposition liée à une radiographie thoracique est de l’ordre de 5,7mSv.

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